14 janvier 2008
Montebourg, Aubry, les amis de DSK et Fabius prêts à travailler ensemble : se parler pour pouvoir rénover
PARIS (AFP) - Une centaine de responsables proches de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg et Martine Aubry ont affirmé dimanche leur volonté commune de travailler ensemble à la "reconstruction" du PS en faisant passer "la réflexion avant les ambitions", a-t-on appris de sources concordantes.
Pour la première fois, Jean-Christophe Cambadélis (strauss-kahnien), Claude Bartolone (fabiusien), Arnaud Montebourg, Martine Aubry et Benoît Hamon (gauche du parti) et leurs amis se sont retrouvés au Sénat pour une réunion "transcourants".
Ils se disent tous animés par la préoccupation de donner la priorité au "débat de fond" sur les questions de personnes pour remettre le PS en selle, lors du congrès de cette année dont la date sera fixée après les municipales.
"Le prochain congrès du PS doit être consacré à notre stratégie de reconstruction. La désignation de notre candidat(e) à l'élection présidentielle doit intervenir en 2010 (...) La réflexion avant les ambitions, le collectif avant notre champion, voilà notre volonté commune", affirme l'un des deux textes adoptés.
Selon M. Bartolone, le souci exprimé par les participants était de "ne pas donner le sentiment que cette initiative se fait contre Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë" et en même temps d'affirmer que ce serait "une erreur terrible que le congrès se fasse sur une pré-désignation" à l'élection de 2012.
Pour autant, a-t-il ajouté, il est exclu de "faire un rassemblement sur des positions molles" car cela ne "donnerait pas envie au PS, à la gauche et aux Français de se reconnaître" dans la démarche entamée.
Pour Jean-Christophe Cambadélis, le point commun, c'est d'abord "un état d'esprit", "la nécessité de se reconstruire en parlant du fond". "Il y a des divergences, il faut les +désépaissir+", a affirmé le député de Paris, en estimant que ce regroupement était "prometteur, mais pas abouti".
Arnaud Montebourg, le seul parmi eux à avoir soutenu Ségolène Royal lors de la désignation du candidat socialiste en 2007, a vu dans ce rassemblement "le premier acte de la recomposition politique vers la reconstruction du nouveau Parti socialiste".
Pour la maire de Lille, il s'agit de "construire le coeur du PS". François Lamy, son "bras droit", a qualifié la réunion de "très positive", relevant qu'avaient été surmontées "les réticences, qui existaient chez tout le monde au départ", à réunir des responsables ayant des divergences. "Un élément dynamique" s'est créé avec cette iniative, selon lui.
Selon M. Cambadélis, Benoît Hamon s'était finalement joint à la réunion, après qu'une réunion du courant Nouveau parti socialiste (NPS) qu'il anime avec Henri Emmanuelli, eut donné un feu vert. Mais il s'est montré "plus distant" que les autres participants.
Pour tous, le PS souffre de "son vide de direction" et du "flou dans la volonté de s'opposer de proposer", ainsi que du "bal des egos". Un texte affirme l'ambition de faire du PS "le parti de toute la gauche de gouvernement" en prenant acte de "la marginalisation du PCF".
Afin de construire "un parti qui rassemble par ses propres forces 35% des électeurs", ces responsables prônent "une véritable mutation", notamment en se dotant d'un programme qui tienne compte des "nouvelles conditions d'un capitalisme mondialisé et dominé par la finance".
Ils préconisent le maintien de la proportionnelle au nom de "la diversité" de ce PS élargi et, par "besoin d'un parti beaucoup plus proche de son électorat", l'organisation de "primaires" ouvertes à celui-ci pour choisir le candidat à la présidentielle.
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PS Moscovici et Montebourg scellent leur alliance
LES « JEUNES LIONS » du PS sortent leurs griffes. En vue du congrès du PS, début novembre, Pierre Moscovici, 51 ans, député du Doubs, qui ne cache pas son désir de devenir le futur premier secrétaire, et Arnaud Montebourg, 46 ans, député de Saône-et-Loire, se préparent à déposer une contribution dont « Mosco » serait le premier signataire. Ce texte, dont une première ébauche doit être publiée à la fin du mois, manifeste une volonté de ne pas laisser le prochain congrès déraper vers un affrontement entre présidentiables, Ségolène Royal et Bertrand Delanoë en tête.
« Le mariage de la carpe et du lapin »
Depuis plusieurs mois, les deux députés « se reniflaient ». Dimanche, une rencontre discrète s'est déroulée au Train Bleu, le restaurant de la gare de Lyon, histoire de rapprocher les points de vue. Car, comme dit un dirigeant socialiste, « Moscovici-Montebourg, c'est le mariage de la carpe et du lapin ». Le premier vient du courant de Dominique Strauss-Kahn, partisan du oui à la Constitution européenne quand le second a défendu le non et Ségolène Royal lors de la primaire socialiste. Mais, justifie Moscovici, « Montebourg a beaucoup évolué y compris sur la question européenne », ajoutant que « le clivage entre oui et non n'est plus pertinent » et que « le PS a besoin de nouvelles dynamiques ». Les deux hommes se trouvent même des points communs, sur la réforme des institutions ou l'avenir de la gauche, et dressent un constat similaire : « Si le PS entretient les bagarres du passé, il restera en miettes et ne gagnera pas aux élections nationales. »
Le refus d'un affrontement entre présidentiables cimente leur union. « Si le parti est entre leurs mains, nous aurons un match épuisant jusqu'en 2012 : nous proposons aux militants un autre choix que la guerre des écuries présidentielles », prévient Montebourg. Place donc à une équipe dirigée par un premier secrétaire qui ne postulerait pas pour la prochaine présidentielle : c'est le cas de Pierre Moscovici. En plaçant à sa tête un quinqua, ce nouveau tandem espère aussi aider le PS à tourner une page. « Une nouvelle génération est apparue et il ne semble pas anormal que le futur premier secrétaire appartienne à cette tranche d'âge », explique Mosco. Pour Montebourg, c'est sûr : ce nouveau duo, c'est « la dream team de la reconstruction ».
Eric Hacquemand
Ils n'ont pas compris !!!!!!!!
Bonjour,
Ils n'ont pas compris que les socialistes ne voulaient plus voir leurs têtes. certes pas les socialistes qui magouillent dans les hautes sphères, mais les socialistes de la France profonde ceux qui votent ou qui votaientil y a quelque temps encore. La GG de MOntebourg, la beni oui oui Aubry, Jospin parti la queue entre les jambes, DSK qui, s'il s'était appelé Dupont ou Durand, serait en prison. Ils n'ont pas compris que l'on ne voulait plus les voir. Mais c'est vrai que les magouilles, le pouvoir, le pognon cà attire.
ami
moi c robert je vis en afrik je ve un ami
voicimon num002280139972
Enfin.
L' énergie dépensée pour le combat"des chefs", devrait plutot etre dirigée pour nous faire rever, pour défendre les prolétaires.il en existe encore et troujours. Ceci devait etre votre objectif au lieu de savoir qui va diriger ce parti.
Arreter ce combat pour le premier secrétariat , battez vous pour les prolétaires. Ce sont eux qui votent pour vous.
Le prolétaire n est pas en voie de disparition, il existe toujours et malheureusement , il y en a de plus en plus.
malheureusement , le fosse entre nantis et pauvres s agrandit et je ne vois pas qui pourrait le réduire .
Un ancien adhérent du parti socialiste qui ne veut plus reprendre sa carte.
Mr Eloire Thierry.
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