Actualité de la rénovation à gauche

Un Blog pour les rénovateurs du PS dans les Hauts-de-Seine

13 décembre 2007

Besancenot toujours bien placé dans les sondages, talonne Royal et Delanoë

1158106679_besancenot_toujours_bien_place_dans_les_sondages_talonne_royal_etPARIS (AFP) - Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, est toujours bien placé dans les sondages, en particulier chez les sympathisants de gauche, talonnant Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Selon un sondage BVA-Orange pour L'Express à paraître jeudi, l'ex-candidat à la présidentielle est dans le dans le quatuor de tête des personnalités de gauche pour lesquelles l'ensemble des Français souhaitent "davantage d'influence dans la vie politique", à 39%, juste après Ségolène Royal (40%), Dominique Strauss-Kahn (42%) et Bertrand Delanoë (46%).

Sa cote d'influence est plus élevée chez les sympathisants de gauche: 61% voudraient lui voir jouer un rôle plus grand. Il talonne de près Ségolène Royal (65%) et Betrand Delanoë (62%).

Par ailleurs, avec 57% d'opinion favorable, le jeune facteur est l'une des personnalités de gauche les plus populaires aupres de l'ensemble des Français, devant Ségolène Royal (54%), et derrière Arlette Laguiller (58%), Jack Lang (64%), DSK (67%) et Bertrand Delanoë (72%), selon un sondage IFOP Paris Match à paraître jeudi.

Une partie du sondage BVA-Orange a été réalisée en face à face du 6 au 8 décembre auprès d'un échantillon national de 989 personnes de 18 ans et plus, l'autre ("questions d'actualité") du 7 au 8 décembre par téléphone auprès de 957 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas dans les deux cas).

Sondage IFOP les 7 et 8 décembre par téléphone auprès d'un échantillon national de 1.010 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Notices complètes disponibles à la commission nationale des sondages.

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09 décembre 2007

Toutes les options sont ouvertes pour l'avenir du PCF

cartonrougePARIS (Reuters) - Près de 1.200 délégués communistes ont adopté dimanche un "mandat" qui laisse toutes les options ouvertes pour la reconstruction du PCF, du simple dépoussiérage à la création d'une nouvelle force. Ce texte de compromis entre direction et rénovateurs en vue du 34e congrès, fin 2008, a été adopté à une très large majorité à main levée, mais au prix d'âpres débats avec les orthodoxes, qui dénoncent une volonté de "liquider" le PCF. Il a été adopté par 72% des voix, contre 20% et 7% d'abstentions.

La secrétaire nationale, Marie-George Buffet, a estimé que le parti, menacé de disparition après sa débâcle de la présidentielle (1,93%), n'avait d'autre choix que de se "révolutionner" lui-même ou "d'ouvrir un autre chemin."

"Avons-nous les potentiels pour que notre parti devienne pleinement (...) un grand parti moderne et populaire?", a-t-elle demandé lors du discours de clôture de l'assemblée générale extraordinaire, à La Défense, près de Paris.

"Si oui, il faut révolutionner le PCF en allant au bout de la confrontation d'idées (...) Sinon, il faut prendre un autre chemin", a-t-elle ajouté.

L'enjeu des débats était la possibilité laissée ou non aux réformateurs de défendre l'idée d'une force nouvelle jusqu'au congrès, au cours duquel Marie-George Buffet, qui a dit assumer l'échec de la présidentielle, passera la main.

Le député orthodoxe Maxime Gremetz lui reproche soit de "pencher pour une nouvelle force" soit de laisser toute latitude "à ceux qui préparent la liquidation" du parti.

"TENTATIVE POUR FERMER LE DÉBAT"

"On a retardé superficiellement l'échéance de l'éclatement par un texte de compromis", a-t-il dit à Reuters.

Maxime Gremetz a également contesté la légalité du vote à main levée intervenu dimanche. "On n'a pas pris acte du fait qu'à 80% dans les sections, les adhérents se sont prononcés pour le maintien du PCF", a-t-il affirmé.

Les orthodoxes semblaient pourtant avoir marqué des points dans la nuit de samedi à dimanche en obtenant la suppression, en commission, d'un paragraphe stipulant qu'il ne "s'agit d'exclure aucune hypothèse concernant le parti ou sa stratégie."

Dimanche matin, la direction a donc demandé un vote pour pouvoir réintroduire le paragraphe contesté.

"Il y avait une tentative des orthodoxes de fermer le débat. Ce signal aurait été catastrophique", a expliqué Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

"Ce qui me tenait à coeur, c'est qu'aucun communiste ne puisse se dire jusqu'au prochain congrès je n'en serai pas", a-t-il ajouté.

Marie-Pierre Vieu, membre de la direction, a estimé que l'équilibre du texte garantissait "l'unité du parti."

Toutefois, la possibilité souhaitée par les rénovateurs de laisser la porte ouverte à des "expérimentations" d'ici à la fin 2008 a été supprimée.

De nombreux délégués ont exprimé leur méfiance au sein d'un parti traumatisé par l'échec des expériences de gauche plurielle ou des collectifs antilibéraux et coincé entre une extrême gauche en forte progression et un Parti socialiste dont plusieurs dirigeants lorgnent vers le centre.

Dans le mandat adopté, "il n'y a rien sur l'après-2008, rien sur les élections municipales, rien sur une participation à des listes qui associeraient le MoDem", le Mouvement démocrate de François Bayrou, a lancé l'un d'eux à la tribune.

"J'espère que tous les communistes vont se rassembler pour faire un grand parti et non pour que chacun de son côté tire les ficelles. Mais le PCF doit rester le noyau dur", a dit pour sa part Michèle Gruner, secrétaire fédérale des Vosges.

La direction parle de participation à des "fronts citoyens et populaires" pour que le parti puisse repartir à l'offensive avant les prochaines échéances électorales.

Mais des militants et élus s'interrogent sur la pertinence d'une volonté de rassemblement dans le paysage actuel de la gauche et estiment que le PCF va perdre un an avant de trancher réellement le débat sur son avenir.

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08 novembre 2007

"Je serai candidate" à Montreuil, a déclaré Mme Voynet sur Canal +.

PARIS (AFP) - L'ancienne candidate des Verts à la présidentielle Dominique Voynet a annoncé jeudi qu'elle serait candidate à Montreuil (Seine-Saint-Denis) aux prochaines municipales, face au maire sortant Jean-Pierre Brard (app PCF). "Je serai candidate" à Montreuil, a déclaré Mme Voynet sur Canal +.

Elle a fait valoir que le député-maire de la ville Jean-Pierre Brard était élu "depuis 35 ans dans la municipalité". "Je pense qu'il y a une très forte attente de changement des politiques, des méthodes", a expliqué la sénatrice de Seine-Saint-Denis soulignant que cela faisait "des années" qu'elle habitait à Montreuil.

Elle a précisé qu'elle espérait pouvoir mener "une liste d'union des forces de gauche qui souhaitent que la ville se renouvelle, change tout en gardant son caractère populaire et d'ouverture".

Interrogé sur le fait de savoir si elle aurait le soutien du Parti socialiste, elle a indiqué qu'elle était "en train de discuter" avec le PS. Quant à une éventuelle présence de Clémentine Autain (app. PCF), adjointe au maire PS de Paris Bertrand Delanoë, sur sa liste, elle a répondu : "c'est à elle qu'il faut le demander".

Clémentine Autain a récemment annoncé qu'elle souhaitait s'implanter à Montreuil sur la liste de Jean-Pierre Brard. Elle a été fermement renvoyée dans les cordes par le maire sortant qui lui prêtait l'intention de vouloir lui succéder à mi-mandat. Mme Autain a démenti avoir projeté cette passation de pouvoir.

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22 octobre 2007

Le torchon brûle déjà entre jean-pierre Brard et Clémentine Autain !

434092390_municipales_montreuil_brard_renvoie_clementine_autain_dans_les_cordesPARIS (AFP) - Le député-maire de Montreuil, Jean-Pierre Brard, a renvoyé lundi dans les cordes Clémentine Autain (app-PCF), adjointe à la mairie de Paris, qui souhaite être candidate pour les municipales sur sa liste à Montreuil, déclarant qu'"elle n'est pas Montreuilloise". "Elle ne peut, de ce fait, faire partie du conseil municipal de Montreuil", ajoute M. Brard dans un communiqué. Stupéfiant ! Et faux juridiquement. Clémentine Autain a jusqu'au 31 décembre 2007 pour s'inscrire sur la liste électorale de MOntreuil. A condition d'y résider !

"J'apprends avec stupéfaction, par la presse du week-end, que je remettrais la mairie de Montreuil à Clémentine Autain, en 2011, à la façon d'un seigneur féodal du Moyen âge remettant son fief", ironise le député.

Le quotidien Le Monde a annoncé l'intention de l'élue parisienne d'être candidate "avec la perspective de lui succéder éventuellement à mi-mandat".

"Les propos publics que tient Clémentine Autain sur le maire de Paris et les propos sévères que celui-ci a tenus sur le bilan de l'activité municipale parisienne dans le domaine de la jeunesse permettent de s'interroger sur les raisons qui conduisent Clémentine Autain à quitter la municipalité de Paris", affirme M. Brard. Sympathique comme remarque.

"Il est important de ne pas confondre ambition personnelle et convictions au service de ses concitoyens", lance-t-il.

M. Brard met également en cause deux responsables communistes, François Asensi, député-maire de Tremblay-en-France, et Olivier Madaule, secrétaire de la section de Montreuil, qui, selon lui, "au nom de querelles de factions, internes au PCF, consacrent leur temps et leur énergie à des manipulations de cette nature".

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21 octobre 2007

Le parachute de Clémentine

C'est officiel, 3031946950_delanoe_le_ps_doit_sortir_de_l_etat_alangui_dClémentine Autain, adjointe (app-PCF) à la Jeunesse du maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë, a confirmé son intention de ne pas être candidate à Paris aux élections municipales, a indiqué Le Monde daté de dimanche-lundi. "J'ai pris ma décision de partir car une incertitude pèse sur la question des alliances au second tour," a déclaré Mme Autain citée par le journal.

Version officielle donc, Clémentine Autain n'aurait pas de garanties sur l'ancrage à gauche de la liste Delanoë aux élections municipales.

Mais Le Monde annonce aussi l'intention de l'élue parisienne d'être candidate à Montreuil (Seine-Saint-Denis) sur la liste du maire apparenté PCF sortant Jean-Pierre Brard, "avec la perspective de lui succéder éventuellement à mi-mandat". Ok d'accord.

Version officieuse, après avoir vécu dans l'ombre de Delanoë, Clémentine Autain change de mentor et de terre d'élection.

Pourtant Interrogé sur un éventuel accord avec le MoDem, M. Delanoë avait répondu clairement le 1er octobre qu'il "ne ferait pas d'alliance à droite", qualifiant la formation de "parti le moins clair de tout Paris"."Les alliances doivent découler d'un projet" et "être connues des électeurs avant le premier tour" des élections, avait-il souligné.

Pourquoi alors ce parachutage à Montreuil et l'abandon de Paris pour la banlieue ?

Il est de notoriété publique que Clémentine Autain recherchait activement une autre terre d'élection que Paris. A Paris, il y a déjà beaucoup de poids lourds de la politique. Pas facile d'exister dans les médias. De plus politiquement, la gauche anti-libérale, déjà faible nationalement, est totalement inexistante à Paris. Dès lors, les chances de Clémentine Autain de continuer sa carrière politique dans le contexte parisien se réduisaient comme peau de chagrin.

entetegDans la grande tradition du Parti communiste, Jean-Pierre Brard Cherchait un successeur pour transmettre son fief. C'est fait. Clémentine Autain a pris la décision de partir à Montreuil. Sauf que, DOminique VOynet lorgne aussi sur cette commune importante de l'Ile-de-France.

Rendez-vous en mars 2008 pour vérifier qui de la parachutée Dominique ou Clémentine prendra le dessus.

Pas sûr que tout cela serve la rénovation de la gauche.  Clémentine Autain a du talent et elle mène brillamment sa carrière politique. Mais alors il faut cesser les leçons sur la pureté des intentions et la politique autrement. En matière de réalisme au moins, Clémentine Autain a retenu les leçons de son premier parrain en politique : Bertrand Delanoë.

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08 octobre 2007

Vincent Peillon critique François Fillon

PARIS (Reuters) - Vincent Peillon estime que le débat sur le recours à des tests ADN pour des candidats au regroupement familial est quelque chose "d'essentiel" et non un "détail" comme l'affirme le Premier ministre François Fillon. 4155780094_vincent_peillon_critique_a_son_tour_l_erreur_de_francoisInvité lundi sur LCI, le député européen socialiste a reproché à Nicolas Sarkozy et à sa majorité de jouer depuis longtemps "avec des choses dangereuses."

"Ce n'est pas un détail, c'est quelque chose d'essentiel. C'est comme si l'on disait 'la démocratie, les droits de l'homme, c'est un détail'. Là, je pense qu'il fait une erreur", explique-t-il.

"C'est vrai que François Fillon n'en est plus à une maladresse près depuis quelques temps", ajoute-t-il.

Plus largement, Vincent Peillon reproche au gouvernement d'imposer une nouvelle loi sur l'immigration "tous les ans."

"Cette majorité et depuis longtemps Nicolas Sarkozy jouent à des choses dangereuses et qui vont, non pas dans la restauration de l'identité nationale, mais dans son abaissement", avance-t-il.

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26 septembre 2007

Rencontre entre François Hollande et François Bayrou

3544837309_hollande_et_bayrou_se_cantonnent_aux_institutions_pour_leur_premiereLes numéros un du PS et du MoDem François Hollande et François Bayrou s'en sont tenus aux institutions pour leur premier entretien officiel mercredi, se félicitant de convergences de vues mais se défendant de toute "manoeuvre" à l'approche des municipales. A l'issue de ce rendez-vous inédit, qui s'est déroulé à huis clos à l'Assemblée nationale, les deux responsables politiques se sont exprimés séparément devant la presse. Ils ont précisé qu'ils avaient parlé "exclusivement" de la réforme constitutionnelle, que Nicolas Sarkozy veut faire voter avant mars 2008.

"Il n'y a pas de confusion politique, pas de débauchage, pas de racolage, nous sommes dans la clarté politique, ça change par rapport à d'autres", a lancé M. Hollande. M. Bayrou pour sa part a revendiqué la "liberté de parler à tout le monde" sans "jamais être dans la compromission ou la manoeuvre".

L'objectif de la réunion était de faire prendre conscience au chef de l'Etat de la possibilité d'un tir de barrage PS-MoDem, même si les troupes de M. Bayrou sont plutôt dégarnies au Parlement.

"Le message que nous adressons à Nicolas Sarkozy, puisqu'il veut décider de tout y compris de la réforme des institutions, c'est qu'il n'y aura de réforme adoptée au Parlement que si les principes essentiels sont respectés", a lancé M. Hollande.

Il a souligné qu'"il y aura un enjeu" puisque "le président de la République et le gouvernement ne sont pas sûrs d'avoir la majorité des trois cinquièmes" nécessaire à l'adoption de la réforme constitutionnelle, et que la gauche n'est "pas sûre d'avoir la minorité des deux cinquièmes".

Se disant "prêt à discuter avec toutes les forces démocratiques" du pays, M. Bayrou, qui était à l'initiative de cet entretien, n'a pas exclu de revoir M. Hollande. Rien n'est prévu "pour l'instant, mais je n'écarte aucune rencontre avec qui que ce soit", a-t-il dit.

"Si nous pouvons, au-delà du Parti socialiste, nous retrouver largement rassemblés pour permettre des avancées démocratiques, il faut saisir cette occasion. Mais n'en tirez pas d'autres conclusions", a souligné de son côté M. Hollande.

Les deux hommes se sont dit d'accord sur plusieurs "principes essentiels" qui selon eux doivent figurer dans la réforme des institutions.

Ils ont cité la "nécessité d'une vraie séparation des pouvoirs", qu'il s'agisse de la justice ou des médias, du renforcement des droits du Parlement et des citoyens, et de l'introduction de la proportionnelle aux législatives, concernant "10% des sièges", pour les petits partis ayant obtenu plus de 5% des voix.

M. Hollande a souligné que le PS est aussi "attaché" que le MoDem à la modification du mode de scrutin, même si elle ne l'avantage pas. "Nous la jugeons nécessaire, l'Assemblée nationale n'est pas représentative des forces politiques".

Toutefois, des divergences subsistent, en particulier sur le rôle du président de la République. Pour M. Bayrou, puisque "le président est élu au suffrage universel, il est normal qu'il définisse la politique suivie par son gouvernement". M. Hollande en revanche refuse d'aller vers un régime présidentiel.

Le numéro un socialiste s'oppose également à la possibilité pour le chef de l'Etat de s'exprimer devant le Parlement, comme le souhaite M. Sarkozy. Il "n'a pas besoin d'un lieu supplémentaire pour s'exprimer", a-t-il dit, alors que M. Bayrou disait que "ça ne (le) choque pas".

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13 septembre 2007

La gauche rassemblée aux Municipales ?

z_nithPARIS (AFP) - François Hollande, premier secrétaire du PS, a posé jeudi "trois conditions" à d'éventuelles discussions ou alliances avec le Modem de François Bayrou pour les municipales de mars. "La position du Parti socialiste est toute simple : c'est le rassemblement de la gauche, toute la gauche pour les élections municipales", a-t-il expliqué sur France 2.

Mais il a ajouté que les socialistes étaient aussi favorables à "un rassemblement qui pourrait aller au-delà, à trois conditions : que ces éventuelles personnalités ou familles politiques acceptent le rassemblement de la gauche, qu'elles se situent dans le cadre de notre projet et puis qu'elles soient clairement dans l'opposition à Nicolas Sarkozy".

François Hollande a fait valoir que "ces règles et ces principes étaient clairs". En revanche, selon lui, "la stratégie de François Bayrou est un peu plus compliquée".

debons_bove_buffet_melenchonDe son côté, la secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet a appelé jeudi la gauche à "se rassembler pour les municipales dès le premier tour", affirmant que toute autre attitude serait "suicidaire".

"S'il y a des primaires au premier tour à gauche, on se divise et on va perdre des villes au profit de la droite", a-t-elle affirmé sur i-TELE.

Selon Mme Buffet, "c'est fou, c'est un comportement suicidaire pour la gauche".

"Il faut que la gauche se rassemble pour les municipales dès le premier tour", a-t-elle insisté.

Parmi les villes qui pourraient passer à gauche, si elle est unie en mars 2008, la responsable communiste a cité Dieppe (Seine-Maritime) et Vierzon (Cher), parmi "des dizaines d'autres".

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11 septembre 2007

Delanoë le plus populaire

PARIS(AFP) - Le maire (PS) de Paris Bertrand Delanoë arrive pour la première fois en tête de toutes les personnalités politiques avec 76% de bonnes opinions, dans le tableau de bord politique Ifop-Paris Match de septembre. M. Delanoë, qui voit sa cote de popularité grimper de 7 points depuis juillet, devance Bernard Kouchner à 75% de bonnes opinions (-3).

Viennent ensuite Dominique Strauss-Kahn à 74% (+8 points), François Bayrou à 71% (+1) et Jean-Louis Borloo à 71% également (-2). Nicolas Sarkozy subit un recul de 5 points de popularité à 66% et n'arrive qu'en 7e position, derrière Jack Lang (67%, -2). Tous les ministres du gouvernement Fillon sont en recul: -3 points à 66% pour Michèle Alliot-Marie, -7 points à 63% pour la ministre de la Justice Rachida Dati. François Fillon lui-même n'arrive qu'en 14e position à 58% (-4 points).

Quant à Ségolène Royal, elle ne pointe qu'à la 23e place à 49% de bonnes opinions (=).

45% des personnes interrogées, comme il y a deux mois, considèrent que les choses sont en train de changer "plutôt en bien" en France. 25% (+4) estiment qu'elles évoluent plutôt négativement. 30% (-4) pensent qu'elles ne changent pas.

69% contre 68% en juillet jugent que l'opposition ne ferait pas mieux que le gouvernement actuel si elle était au pouvoir, 31% (=) étant d'un avis inverse.

Enfin, Dominique Strauss-Kahn, qui brigue actuellement la présidence du FMI, est la personnalité socialiste que le plus grand nombre de personnes interrogées souhaiterait voir porter à la tête du PS. Elles sont 33% (+2) dans ce cas, contre 19% pour Bertrand Delanoë (+8) et 17% pour Ségolène Royal (-5). Chez les sympathisants socialistes, DSK arrive aussi en tête (27%) devant Mme Royal (26%) et M. Delanoë (21%).

Sondage réalisé par téléphone du 6 au 7 septembre à partir d'un échantillon national de 1.005 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible à la Commission des sondages.

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10 septembre 2007

Les verts tentent une réforme de leur fonctionnement interne

entetegPARIS (AFP) - Sonnés par leurs revers électoraux et tancés par les militants, les Verts ont engagé dimanche un processus de réforme visant à les rendre plus efficaces et plus lisibles avant les municipales, leur scrutin fétiche.

Réunis en conseil national inter-régional (CNIR, parlement du parti) à Paris, ils ont voté à la quasi-unanimité, lors d'une séance à huis-clos, le principe et les grands axes d'une réforme de fonctionnement. Réforme qu'ils veulent mener rapidement après deux élections ratées (1,57% à la présidentielle, quatre députés) et avec les municipales en vue.

Lors de leur création il y a 23 ans, les Verts se sont donné des statuts fondés sur le respect de la décentralisation et des principes de démocratie, parité et proportionnalité. Au détriment de l'efficacité et de la clarté décisionnelle.

Le thème de la réforme avait occupé, pendant les Journées d'été de Quimper, pas moins de deux plénières et quatre ateliers. Les adhérents y avaient applaudi un écologiste belge qui assurait que son parti passait "un quart du temps sur l'interne, et trois quarts sur l'externe". "Nous c'est l'inverse", glissait alors un militant.

"On a l'obligation d'aboutir, de ne pas laisser se perpétuer une situation délétère qui rend nos votes incompréhensibles de l'extérieur", a commenté un membre du CNIR. Certains ont cependant manifesté de fortes réticences, défendant un simple "toilettage" au nom du respect des minorités.

"La démocratie n'est pas le contraire de l'efficacité", a noté Dominique Voynet, ex-candidate à la présidentielle, plaidant pour le respect de la proportionnelle au CNIR et pour un exécutif fort.

Le Conseil a défini les grands thèmes de réforme à débattre, notamment la règle qui veut que les votes du CNIR soient acquis par 50% des votants (abstentions incluses) et 60% des exprimés, ce qui permet à une coalition de minoritaires de bloquer un vote acquis à la majorité. D'autres ont vanté le système au nom de l'indispensable consensus.

Ils aborderont également la régulation du rôle des courants, porte obligée pour toute désignation sur une liste, alors que 50% des Verts n'appartiennent à aucune sensibilité.

La direction (15 membres) pourrait être plus resserrée et une place accordée dans les instances aux "grands élus" -à qui on reproche souvent leur expression autonome dans les médias- avec création d'un "bureau national" auquel ils pourraient participer.

Tout en reconnaissant que "rien n'est acquis", Mireille Ferri, secrétaire nationale adjointe en charge de la réforme, a estimé que les Verts étaient "obligés de réussir", faute de quoi ils échoueraient aux municipales, leur scrutin-phare.

"Si l'on ne change pas la règle du vote à 60% et si les parlementaires ne sont pas associés, ce sera une réforme cosmétique", a estimé Mme Voynet.

Mais pour Patrick Farbiaz (gauche des Verts) "changer de statuts ne sert à rien". "Derrière cette question avancent masqués ceux qui veulent droitiser le parti et en finir avec les gauchistes".

Différentes propositions de réforme seront soumises au vote du prochain CNIR, fin novembre. Le texte voté sera ensuite soumis à un référendum interne en décembre.

Source : AFP - Dimanche 9 septembre, 19h10

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